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Du choix de la lumière qui nous éclaire...

  • Photo du rédacteur: Bruno
    Bruno
  • 17 janv.
  • 1 min de lecture
Bruno Bérenguer Photographie, lumière d'enfance

Petit, j’adorais le globe terrestre lumineux que j’avais dans ma chambre.


La lumière était douce dans la nuit, chaud sous le doigt, lune, présence féminine. À la différence d'une mappemonde, centrée sur « soi », « l’autre » en périphérie, punaisée au mur, bras en croix, plat-ni-sphère sans horizon, sans face cachée.


Le faire tourner sur son axe, c’était faire tourner l’imaginaire dans sa tête et donner la chance à tous de se retrouver au centre de l’attention. De suivre la caravane d'Al-Andaluz. De comprendre les routes de l’esclavage. De méditer sur les racines du gospel. De mettre les mains dans la terre des collines, celle dans laquelle sont figés en cercle les tambours royaux du Burundi et les ruines de Tipasa. Ombres et ondes de choc. Une façon de connaître d'où on vient et où l'on va. Bouger immobile, donner la main à Paul Fort pour sa ronde autour du monde, accompagner un temps Jack Kerouac sur la route. Marcher seul jusqu'à soi, au bout du conte.


Je scrutais et scrollais en rond sur ce globe plein de promesses à venir, piñata nocturne, cocon cotonneux, ventre d'une maternité à l'aune de la délivrance d'un message discret, chuchoté à l'oreille d'un Petit Prince endormi.


Que serais-je aujourd'hui si, petit garçon, mes nuits avaient été éclairées différemment ?

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