top of page
Courte échelle
C'est l'histoire de deux trajectoires et d'une rencontre qui se suffit à elle-même.
Des échanges et des partages en courant continu, qui ont cette singularité de se faire la courte-échelle.
Les idées s'agrègent et se nourrissent de celles de l'autre, sans jamais se combattre.
Nous avons eu envie de créer ce blog pour partager avec vous notre émulation, notre amour des mots et de la réflexion.
"Au fond, nous nous rendions visite tous les deux, attentivement et tranquillement. Au lieu d'opposer nos deux univers dans ce combat singulier qu'on appelle tantôt amour, tantôt amitié, nous avions envie de les superposer. Ou plutôt, nous étions à la recherche d'un troisième univers, le vrai : celui où nous pourrions vivre tous deux et nous voir."
Jacques Lusseyran
Biblog
Rechercher


Ou comment transformer l'or en plomb ?
C'est ce Monde qui n'est pas sérieux de vouloir transmettre, par cette coupe symbolique et par une alchimie inversée, la possibilité de transformer de l'or en plomb.

Bruno
21 juil.1 min de lecture


Du choix de la lumière qui nous éclaire...
Petit, j’adorais le globe terrestre lumineux que j’avais dans ma chambre. Que serais-je aujourd'hui si, petit garçon, mes nuits avaient été éclairées différemment ?

Bruno
17 janv.1 min de lecture


Les mains dans la terre, la faim au ventre
Seulement quelques tables : ici, le passé a laissé quelques traces de vérité. Quand l'activité augmente, on n'étend pas sa surface pour se développer, on réduit les vides et les distances entre les personnes en ajoutant des tables.

Bruno
5 janv.3 min de lecture


Hommage à Robert Badinter
1981. Election de François Mitterand (mai), abolition de la peine de mort (septembre). De cette époque, mes souvenirs sont plus de l'ordre du ressenti, d'une "ambiance" à la maison. J'avais 12 ans. Je revois mon père heureux. Je l'étais donc. Je prenais le pouls de l'homme quelques années plus tard, j'avais 17 ans, avec "L'exécution" (sorti en 1973), manifeste de son combat contre la peine de mort et réflexions sur son métier d'avocat. Chacune de ses apparitions me subjuguait

Bruno
10 févr. 20242 min de lecture


Les marchands de sommeil
"Toute idée devient fausse au moment où l'on s'en contente." Pour Alain, il n’y a de vérité que dans la redécouverte permanente du vrai.

Bruno
14 janv. 20241 min de lecture


Rêver en forêt
Rêver en forêt. Déambuler, vagabonder. Que j’aime ces mots. Que j’aime les vivre et les entendre craquer sous l’écorce. Que j’aime ce qu’ils évoquent en immobilité. Que j’aime leur sororité d’oreille, leur structure en tympan, leur partition de hautbois. Dormir comme une souche est loin d’être de tout repos. La vie y regorge, la poussière ruisselle jusqu’à la mer. Ça bruisse sacrément là-dedans… ça mastique, grignote, putréfie, embaume… ça transforme et recycle. Il y a comme

Bruno
1 nov. 20231 min de lecture


La joie de vivre
L’espace d’un vous, l’effleurement d’un tu. La juste distance, entre deux esprits, deux corps, deux mains, deux bouches, deux sexes. Entre un mot et un frisson, entre un regard et un autre, entre un geste et un bruit, entre un carré de chair et une lanière en cuir. Entre un silence et une intelligence. Entre un nombril et sa source. Photographie : Bruno B. « La joie de vivre » (détail), Pablo Picasso, 1946, Musée d’Antibes

Bruno
8 juil. 20231 min de lecture


L'homme primordial
Elle ne se dévoile qu'à l'âme ivre d'errance. Boire à la Fontaine de Champagne et suivre les bulles qui éclatent à la surface des yeux. Le réel serpente, les fleurs se prosternent devant l'érable sycomore. Ne pas reprendre ses esprits, les laisser là où le vent les emporte. Reprendre plutôt son chemin jusqu'à la pyramide de Notre-Dame de Bon Conseil. Une assise s'offre à celui qui voit. Se poser là et oublier. Oublier qui on est et ce qu'on fait là. Ne rien chercher. C'est à

Bruno
17 avr. 20232 min de lecture


Éthernité
Dans ce coin d'Espagne, ce recoin de patio Où se joue l'instant, où se rejoue la mémoire Le végétal enferme et libère tout à la foi Lové dans sa nature, l'homme à livre ouvert Se désaltère simplement d'un vert d'alcôve Pilier et arbre de vie se répandent Comme le chardonneret sur la croix S'assoir au creux du féminin sacré Accueillir les prédictions de la gorgone Le fils hymnortalise quand le père fossilise Naître à soi-même À l'éthernité (Père et fils, 15 ans d'écart entre l

Bruno
12 févr. 20231 min de lecture


L'ouvrir ou pas ?
L'ouvrir ou pas ? Attendre ? Heurtoir de gauche ou de droite ? Envie de savoir ? Accepter le mystère ? Savourer le visible ? Imaginer l'insoupçonné ? Où suis-je ? Et de quel côté ? J'aime la beauté qui questionne, l'envie inassouvie. Alicante, Plaza del Ayuntamiento (España) Photographie : Bruno B.

Bruno
4 nov. 20221 min de lecture


Déconnexion
Ici, les antennes paraboliques, Peintes aux couleurs du drapeau, Ne captent qu’une seule chaîne, Celle de la beauté. Photographies : Bruno B.

Bruno
1 sept. 20221 min de lecture


L'écoeure de l'armée rouge
Ce n'est pas du jeu. Et pourtant, le vocable est partout. Poutine ressemble à ce caïd vieux jeu que l'on a tous connu. S'acharn(i)er à faire régner la terreur dans la cour de récré. Jeu de maux. Jouer des muscles et double jeu, assujettir, dominer, soumettre, violenter, harceler, manipuler, régner dans la toute puissance. Parfois jusqu'au vrai sang, la vraie souffrance, la vraie mort d'une victime. Jeu d'enfant, cruel, ne pas y entrer. Saint-Drone de Peter Pan Pan. Là, on cha

Bruno
12 mars 20221 min de lecture


Prendre le temps de voir l'invisible...
Décrypter la sensation intime J'ai d'abord pris cette photo à l'intuition. Saute immédiatement aux yeux - et à la gorge -, le matelas à la couverture rose et la bâtisse cossue, tout en contraste et en symboles. D'un côté, tout en bas, juste avant la noyade, minuscule horizontal d'une misère à 0°C qui rêve, s'inventant un avenir en couleurs et les pieds dans l'eau, jusqu'à ce que le désespoir se pende aux anneaux rouillés à disposition. De l'autre, tout en haut, juste avant l'

Bruno
1 déc. 20212 min de lecture


"Le fruit est aveugle, c'est l'arbre qui voit." René Char
Nous avions fait figue du mur qui nous séparait, nous et nos jardins. Nous échangions maintenant les fruits de nos récoltes et de nos réflexions, cerises sur le gâteau pour elle, tarte aux citrons pour moi. Pourtant, au commencement, un pépin. Juillet, un barbecue, un vent fripon, une fumée épaisse qui avait fait le mur, sa tête à lui émergeant de la brume, un zeste d'amertume dans la voix soufflant sur les braises. Il s'était libéré d'un poids sur l'estomac au moment même où

Bruno
19 janv. 20211 min de lecture


Les lavandières, une hygiène de la pensée
Les pensées semblent issues d’un mouvement, celui de la roue à aubes d’un moulin isolé. C’est pour ça qu’elles ont le goût du neuf, mais qu’elles sentent déjà le renfermé. Ne pas les utiliser brutes, attendre un jour de lumière et de légère brise. D’abord, bien les laver. Prendre l’eau de toute part, d’où qu’elle vienne, dans tous ses états. Ne pas hésiter à les faire tremper, éventuellement les ébouillanter en fonction de l’odeur. Quitte à ajouter, pour les plus nauséeuses,

Bruno
14 nov. 20201 min de lecture


Les cailloux blancs
Il est de toi Le chapelet de cailloux blancs Je m'habille avec Jour et nuit Jour inouï Nuit à jouir Jour à nourrir Il vient de loin Au fil du temps J'ai préféré les cailloux blancs Espacés Dispersés Alignés Dressés verticalement Au creux de ta main Photographie : Bruno B.

Bruno
12 avr. 20201 min de lecture
Avant le confinement
Encore un matin Où je t'attendais Des jours et des jours Sans ta présence Sans te sentir Effleurante sur ma peau Je t'attendais Alors,...
jeanpaulvillegas
8 avr. 20201 min de lecture


Jeunesse
Peu après la mort d'Higelin : "Certains portent leur jeunesse Comme un poignard dans le dos D'autres en font un état permanent jusqu'au...
jeanpaulvillegas
6 avr. 20201 min de lecture


Peur
Si tu m'effleures Je te brûle Si tu as peur Je t'ignore, Mon amour Photographie : Jean-Paul V.
jeanpaulvillegas
30 mars 20201 min de lecture


Broyer du noir
Il y a des mots qui vous font tendre l'oreille : "broyer" en fait parti. Il annonce déjà une mauvaise nouvelle, provoque immédiatement des sensations désagréables. Un mot dur comme un exhausteur de goût, juste et glacial dans l'actualité : "Twitter, la machine à broyer" Affaire Griveaux (L'Obs 18/02/20), "L'engrenage qui ne tardera pas à la broyer" concernant Vanessa Springora dans l'Affaire Matzneff (Le Journal de Montréal 14/02/20), "Une machine à broyer les femmes" Affaire

Bruno
20 févr. 20202 min de lecture
bottom of page

