top of page
Courte échelle
C'est l'histoire de deux trajectoires et d'une rencontre qui se suffit à elle-même.
Des échanges et des partages en courant continu, qui ont cette singularité de se faire la courte-échelle.
Les idées s'agrègent et se nourrissent de celles de l'autre, sans jamais se combattre.
Nous avons eu envie de créer ce blog pour partager avec vous notre émulation, notre amour des mots et de la réflexion.
"Au fond, nous nous rendions visite tous les deux, attentivement et tranquillement. Au lieu d'opposer nos deux univers dans ce combat singulier qu'on appelle tantôt amour, tantôt amitié, nous avions envie de les superposer. Ou plutôt, nous étions à la recherche d'un troisième univers, le vrai : celui où nous pourrions vivre tous deux et nous voir."
Jacques Lusseyran
Biblog
Rechercher


Le péril jeune
Parfois, une lueur éclaire une idée sombre. Quelques signes me laissent entendre qu'à l'échelle de nos sociétés occidentales et industrialisées, le changement radical à opérer au regard des enjeux climatiques dramatiques en cours n'aura pas lieu. En tout cas, pas par nous. Quand je dis nous, je pense à toutes celles et ceux trop "formaté(e)s" par le monde d'aujourd'hui tel qu'il a été façonné depuis trop longtemps, dont je fais parti. En d'autres termes, les décideurs actuels

Bruno
15 févr. 20192 min de lecture


La faim d'immonde
Hier soir, Nicolas Hulot sur France 2. Installé sur mon canapé, un soupçon bobo, pour écouter et entendre une personne. Recevoir ses idées, enrichir et étoffer les miennes, les amender ou les renforcer. Comme je l'aurais fait avec n'importe qui quand j'ai ma partie de cerveau disponible. En étant là, présent à l'autre. Curieux. Attentif. Sans préjugé. Pour un sujet légitimement envahissant. Et ce, quelque soit son opinion, ses différences... là n'est pas mon propos. Il faut d

Bruno
23 nov. 20182 min de lecture


Jour d'humus
Dans la bouche, un goût de terre Se rapprocher du sol et des odeurs Etre au plus près de la putréfaction des couleurs La vie ne fait pas de bruit Elle est présence verticale Souffle en feuilles Photographie : Bruno B.

Bruno
11 nov. 20181 min de lecture


Méditations et Épinards
Retour sur ma première méditation ce matin : Sur les conseils de Frédéric Lenoir Je décide de me consacrer à une seule chose A la fois...
jeanpaulvillegas
6 nov. 20181 min de lecture


Eveil matin
Pour le poète, la beauté des mots découverts, blottis au creux d’une goutte d’eau, coulent de source. Il les fait sécher, mais pas trop, entre deux feuilles de papier buvard, sans les aplatir. Il sait que l’écriture s’accommode mal du sec des mots, du plat des images. Tu es la clepsydre de mes nuits diluées, la roue à aube de mes rêves liquéfiés. Boire tes paroles au tôt d’humidité. Photographie : Bruno B.

Bruno
31 oct. 20181 min de lecture


Un balcon sur la mer
Tu te rappelles Le soleil brutal et blanc nous balayait sur la terrasse Tu te rappelles On jouait plus tout à fait enfants On jouait à...
jeanpaulvillegas
24 sept. 20181 min de lecture


La montagne
La Montagne dominait le site. Elle emplissait tout l’espace vertical des rêves de l’enfant. D’ici, le triangle de pierre aimantait les regards. Les yeux étaient imperceptiblement attirés vers le ciel. Au sommet, la végétation était à fleur de terre, courte, cassante, prête à s’enflammer. La maison était positionnée en retrait, à une juste distance : elle souhaitait exister et se faire oublier. Pouvoir observer sans être vue. Près d’un siècle d’équilibre. « Un jour, fiston, no

Bruno
14 sept. 20184 min de lecture


Enivrons-nous
Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules...
jeanpaulvillegas
6 sept. 20181 min de lecture


Racine d'oubli
Fraîcheur blottie Au creux d’une étoile Ici regorgent déployés Les signes de l’invisible Monts et mers veillent Frémissement de l’âme Nourrir, mourir, pourrir Les yeux ouverts Il y a toutes celles Il y a tout ceux Qui ont été Qui ne sont plus Qui sont encore Qui ne seront plus Qui seront encore Et toujours Et à jamais Blottis au creux de l’étoile Terres d’eau Et de poussière Ciment du temps Lèvres de silence Photographie : Bruno B.

Bruno
21 août 20181 min de lecture


Brin de Lumière
J'ai cueilli ce brin de lumière L'automne est morte souviens t'en Nous ne nous verrons plus sur terre Odeur du temps, brin de lumière Et...
jeanpaulvillegas
6 août 20181 min de lecture


Notre bruit assourdissant
"Nous passons notre temps à préférer les idées que nous avons du monde au monde même. L’égoïsme n'est qu'une forme ,et très...
jeanpaulvillegas
24 juil. 20181 min de lecture


Notre Schyzophrénie
Lorsque nous considérons nous même ou un autre dans un comportement, nous revendiquons ses droits inaliénables, sa liberté, ses choix. Il...
jeanpaulvillegas
23 juil. 20181 min de lecture


Repenser nos espaces de silence, d'obscurité et de temps
Silence, obscurité et temps ne seront-ils pas bientôt les métaux rares de nos jardins publics (où sont les bancs des amoureux qui se bécotent ?), de nos jardins secrets (que deviennent nos carnets de Moleskine ?), de nos sols en jachère (le Roundup aurait-il aussi cramer notre désir de connaissances ?) ? Le silence. Pour diminuer l'agitation et le désordre en nous, entendre la vibration brownienne de nos pensées, sonder les infra-basses de nos profondeurs. L'obscurité. Pour d

Bruno
10 mai 20182 min de lecture


Intériorité
Oser l'immensité Visiter l'intérieur Sauter à pieds liés Et faire carrière Gratter la terre Jusqu'au plafond de verre Etre acteur A l'ombre des regards Croiser ses fantômes Les inviter à table Rectifier le tir Jouer la transparence Courir, s'effondrer, sauter, crier Suivre à la trace, et trouver Extraire le trop Consolider le vide Ici, fuir ne veut rien dire Les bras nous encerclent Respirer le chantier Du funeste anarchique Les piliers de l'édifice Les ruines perdues Les

Bruno
9 mars 20181 min de lecture


Poésie
Radio La Poésie, mais qu'est-ce ? Analyses, images, cris d'amours et de rejets On convoque les morts, de Villon à Char, de Ferré à...
jeanpaulvillegas
2 mars 20181 min de lecture


Oda al zumo de naranja
Mettre le réveil à 6 degrés. Ouvrir les oreilles au chant des chardonnerets. Récupérer le sécateur qu’on avait pris soin de placer sous l’oreiller. Ouvrir la porte-fenêtre, regarder à travers la moustiquaire, sentir l’air frais aux arômes d’agrumes, attendre les deux notes de l’oiseau de nuit. Voler de ses propres ailes. S’approcher doucement, ne pas faire de bruit, attention aux craquements des feuilles de néfliers. Se présenter au sud de l’arbre, choisir les fruits en haute

Bruno
11 févr. 20181 min de lecture


Vérité et Désir
Nous ne désirons pas une chose parce que nous la jugeons bonne, Mais nous la jugeons bonne parce que nous la désirons. SPINOZA...
jeanpaulvillegas
6 févr. 20181 min de lecture


Clair de femme (*)
Elle était arrivée en avance et savourait l'instant. Lieu, décor, tout était nouveau. Depuis ce coup de fil, elle se sentait fraîche, libre. Sur le chemin, elle avait ressenti le besoin de s'enivrer juste un petit peu avant d'aller le rejoindre. Et c'est ce qu'elle faisait. Sereinement. Tranquillement. Des souvenirs lui revenaient, évincés depuis des années. Plus rien n'était douloureux. Juste aujourd'hui, l'autorisation de les exhumer. Tout appartenait désormais au passé. Qu

Bruno
6 janv. 20181 min de lecture


Du sirop d'existence
Ce n'est pas de l'attente. Juste l'existence qui s'écoule, du sirop d'existence. Il avait peint le sablier, dans les jours sombres qui suivirent son absence. A mains nues sur sa porte en bois, usée, peinture sang, s'écorchant les doigts, douleur en échardes. Besoin d'un contact matière. Pétrir, malaxer, étaler, revêtir, caresser, blesser, embrasser, oindre et laisser sécher, à fleur de peau, comme il l'aurait fait avec son corps, d'une passion rageuse. Il avait peint le sabli

Bruno
29 déc. 20172 min de lecture


Le fruit défendu
Enfant, tête en l'air au pied de la tour, il l'apercevait déjà, cette silhouette, tout là-haut, chevelure de lierre sur les pierres des remparts. Vieil homme étonné, il regarde aujourd'hui d'un peu plus haut ce qui lui prit une vie à parcourir, ce point au bas de la tour à partir duquel s'inscrivit sa trajectoire. Encore quelques mètres, un dernier escalier, il saura. Il perçoit dans l'air un parfum de figue. Il n'a plus besoin d'ouvrir la porte. Il sait désormais qui elle es

Bruno
18 déc. 20171 min de lecture
bottom of page

